Parents déculpabilisés

Déculpabiliser la parentalité, un parent à la fois 

Dans le cadre de séances privées, séminaires ou formations, je rencontre beaucoup de parents, spécifiquement des mères, qui ont comme point de vue fonctionnel que « mes enfants passent avant moi » et vivent dans une culpabilité quasi permanente.

Coupable de ne pas être une « assez bonne mère », de ne pas en faire assez, d’en faire trop et coupable également d'exprimer leurs limites, de dire stop et désirer parfois du temps sans leurs enfants.



J’ai récemment échangé avec une maman qui me disait : 

Souvent je laisse faire… jusqu’à ce que ce soit trop… et là, j’explose, je dis des choses vraiment méchantes que je regrette et je m’en veux terriblement. Comment est-ce que je peux changer ça car c’est vraiment horrible ?

J’ai peur de traumatiser mes enfants !


Je lui ai demandé de regarder ce qui créait vraiment le traumatisme.

Et ce n’est pas tant le fait de crier sur ses enfants ou même d’employer des mots durs…


Dans la Nature, tous les petits apprennent qu’il y a des limites. Dans une famille de lions, le lion et la lionne jouent avec leurs petits, ils leur permettent de découvrir, de s'amuser. Et lorsque la plaisanterie va trop loin, qu’ils sont las ou qu’ils souhaitent passer à autre chose, ils le leur font savoir.
Si, malgré ça, le lionceau continue, peut-être recevra-t-il un coup de patte. Il sera remis à sa place de manière ferme et bienveillante.

Chose à laquelle nombre de parents n’ont pas été éduqués eux-mêmes et qui crée tant de culpabilité dans leur monde lorsqu'il s'y autorisent.

S’il nous semble plus intuitif d’exprimer nos besoins et nos limites avec des adultes, notre point de vue change lorsqu'il s’agit d’enfants.

Pour moi, le réel traumatisme se crée lorsqu’ à bout vous craquez et qu’ensuite vous vous sentez coupables et que vous vous en voulez pendant des heures, des jours, des semaines...


Ce que les enfants apprennent alors énergétiquement, c’est qu'il est « normal » de se laisser marcher dessus et « normal » de se sentir coupable lorsque l'on s'honore soi et ses limites. 

Et qu’est-ce qu’il faudrait pour changer cet état d’esprit ?

Et si nous nous permettions de sortir de la culpabilité et d’exprimer librement nos besoins et nos limites même vis-à-vis les enfants ?

Comme les lions, sans reproches, sans agressivité, de manière bienveillante et ferme, montrant ainsi à nos enfants que c’est s’honorer de dire non quand on n’a pas envie !  Et qu’au contraire un oui forcé n’a rien d’honorant ni pour celui qui le dit, ni pour celui qui le reçoit.

A quel point avons-nous appris que ce n’est pas bienveillant de se respecter dans les relations, surtout lorsqu'il s'agit d'une relation avec un enfant ?

Ce que je souhaites voir, ce sont des parents qui reconnaissent, laissent place à et expriment leurs limites librement. 

C'est élevé des enfants qui apprennent que cela est primordial et qu’on n’a pas à se sentir coupable de s'honorer soi-même et poser ses limites. 




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Lorelei Aeby

Facilitatrice certifiée Access Consciousness®️, formatrice et conférencière
Praticienne de la Psychologie Pragmatique
Spécialisé en empuissancement des jeunes,  marriage et relations

www.loreleiaeby.com